Vous qui lisez ces lignes, peut-être faites-vous parti de ces innombrables personnes, qui de par le monde, passent leur journées dans un bureau, à la merci de supérieurs et / ou de clients exigeants et constamment sous pression. Peut-être en êtes-vous justement venu(e) à ce blogue parce que vous cherchiez en quelque sorte à rééquilibrer votre vie. Eh oui, la méditation peut vous aider, si elle ne vous aide pas déjà. Elle peut vous aider même si vous ne travaillez pas dans un bureau, d’ailleurs ! Professeur en zone difficile, vendeur avec des objectifs contraignants… Les facteurs de stress sont légion. Et prendre le temps de s’accorder des séances de méditation régulièrement à la maison devient vite indispensable. Mais quid de respirer au bureau, après tout ?respirer au bureau

Nous n’allons pas vous conseiller de méditer au bureau, d’une part ça semble vraiment trop utopique, et ensuite, nous ne souhaitons pas que vous vous attiriez des commentaires désobligeants de la part des esprits étroits autour de la sacro-sainte machine à café.

En revanche, rien ne nous empêche d’appliquer certains principes propres à la méditation (ou tout simplement, au bon sens !) à votre lieu de travail, promis, cela restera entre votre écran d’ordinateur et vous. Tout d’abord, comme dans les préliminaires à la méditation, recherchez le confort et l’harmonie. Un bureau surchargé fatigue l’esprit sans que l’on s’en rende compte et une position inconfortable, trop exposé ou trop peu éclairé est une chose simple à corriger, mais encore faut-il y songer. Cela ne réduira pas le stress, mais vous rendra plus solide pour y résister. Un fond d’écran paisible vous soulagera également. Nous avons parlé de la lumière (peut-être connaissez-vous l’histoire de cet employé, victime de maux de tête tous les jours, jusqu’à ce qu’il décide de garder en permanence ses stores à moitié baissés), mais ne négligeons pas non plus les couleurs : pourquoi croyez-vous qu’en dehors du blanc, la couleur la plus commune dans les salles d’opération est le vert ? Parce ce que ce vert très particulier a été choisi pour contrebalancer le rouge du sang ! Quelquefois, on n’a absolument pas conscience d’être dérangé par un élément tellement banal qu’on ne le voit même plus, surtout s’il est présent depuis des années. Une plante en pot desséchée, un meuble inutile de style soviétique, une poignée de porte sale ne sont que des exemples de facteurs nuisibles « invisibles ». Si le bruit (par exemple de la rue, le bavardage incessant de deux collègues…) vous dérange et que vous n’avez pas besoin de parler en permanence, avez-vous seulement osé considérer les boules Quiès ? Loin de vous isoler complètement, elles feront juste obstacle aux décibels les plus toxiques.

Maintenant passons à une étape plus sérieuse : la respiration. Évidemment, la respiration est la clé de la méditation. Les sportifs, les grands artistes, les orateurs, toutes ces personnes ont en commun une respiration franche et puissante. Alors, au cours de votre journée de travail, au moment où vous sentez faiblir, ayez ce réflexe de considérer votre respiration, de l’écouter… Et si nécessaire, de la corriger. Pendant un lapse de temps infime de une ou deux minutes (sérieusement, on n’est rarement, littéralement, à 120 secondes près !) espacez et approfondissez votre respiration. Marquez des temps d’arrêt entre les inspirations. Votre esprit s’aérera autant que vos poumons et vous sentirez, si ce n’est une énergie nouvelle, au moins vos forces qui ne seront pas aussi faibles que vous le croyiez. Parce que 120 secondes, 120 bonnes secondes, pour votre corps et votre esprit, c’est énorme. Vous pouvez le faire assis(e), devant votre écran, mais se soyez pas recroquevillé(e), l’air doit circuler aussi librement que possible. C’est très simple, ne requière que votre concentration et répétable à volonté. Une astuce consiste également à compter en écoutant sa respiration. Ces chiffres, utilisés comme des « mantras », doivent sonner doux à votre esprit (ce n’est pas le décompte hyper-stressant du sprinter !) Ainsi, vous pouvez compter lentement, tranquillement et solennellement jusqu’à trois, et monter progressivement jusqu’à quatre ou cinq, si vous sentez que ça vous détend.

Dernier point pour combattre le stress : ne négligez pas vos armes naturelles, n’hésitez pas (par exemple lorsque vous vous exercez à respirer) à prendre un peu de recul et à relativiser. En d’autres termes, rappelez-vous que vous n’êtes pas un samouraï ! Votre vie n’est à priori pas en jeu, votre carrière n’est pas en péril tous les matins (ou alors, il faudra penser à changer d’emploi !), vous n’êtes probablement pas seul au monde et vous avez même le droit de vous échapper (pour aller vous isoler cinq minutes aux toilettes, par exemple !) Après tout, l’art de la victoire ne réside pas dans le fait de ne jamais fuir, mais plutôt dans le fait de savoir reculer, puis revenir,  au bon moment….

Nous espérons de tout cœur que ces quelques conseils, inspirés de techniques de méditation (ou imaginés grâce à la méditation !) vous aideront, au sens propre comme au figuré, à respirer au bureau.  Se couper de l'entreprise pour se détendre n’est pas aussi infamant qu’on veut bien le croire, l’entreprise peut à priori survivre sans vous durant 120 secondes aussi n’hésitez pas à savoir « passer sous un tunnel » de temps en temps… Après tout, la vie est bien plus un marathon qu’un sprint, vous ne pensez pas ?

Comme toujours, vos commentaires et réactions à ce billet sont les plus que bienvenus !